Histoire

03.05.07

Une hypothèse sur le nom de Saint Martin de Seignanx

Le mot " Seignanx"

On prétend qu’on avait coutume autrefois d’enseigner à nos écoliers que leurs ancêtres étaient Gaulois.

Qu’en était-il chez nous, dans le Sud-Ouest des Landes ?

Grâce à de remarquables travaux du Professeur Jean-Pierre BOST, nous en savons un peu plus sur ce sujet :

Il convient tout d’abord de distinguer les TARBELLES (beaucoup plus connus et vivant autour de DAX), et les COCOSATES. Deux peuples voisins et sans doute très semblables, ces deux peuples constitués d'«immigrants celtes» qui sans doute, au moment de la conquête romaine (56 avant Jésus-Christ, victoire de Crassus) étaient déjà bien intégrés au peuple aquitain, reprenant en particulier les noms réputés «aquitains» comme les anciens toponymes en «OS», comme Tarnos, liés à des lieux d’habitats .

S’appuyant sur l’auteur latin PLINE l’Ancien, BOST propose de donner aux COCOSATES comme territoire «en gros un domaine en croissant de la Maremne au Marensin et au Brassenx, barré à l’est par l’Adour».
Ce territoire était traversé par une branche de l’Itinéraire d’Antonin qui, au delà de MOSCONNUM (entre Uza et Castets ?), descendait «vers Léon puis Soustons et la région de Seignosse pour éventuellement emprunter vers Capbreton la voie fluviale».

Pline l’Ancien accole au nom de TARBELLE le surnom de «quattuorsignani» et au nom de COCOSATE, celui de «sexsignani», le terme «signanus» pouvant signifier : agglomérat de tribus, ou de petits groupes formant une tribu divisée pour les Tarbelles en quatre rameaux, et pour les Cocosates en six rameaux distincts.

Précisons que pour BOST, le terme «sexsignani» a laissé des traces dans la toponymie actuelle, puisqu’ils sont à l’origine des noms de Seignosse et du Pays de Seignanx.


Auteur : Claudine Dubernet